PIED D'IMMEUBLE

VOTRE FENÊTRE AUX PREMIÈRES LOGES!

19 REPRÉSENTATIONS PRÈS DE CHEZ VOUS!

SPECTACLE 25 MIN, TOUT PUBLIC / 19 AOÛT-25 SEPTEMBRE 2020

Quand Madame Rose sort de chez elle avec son caddie et qu'elle croise son voisin Monsieur Vermus, un petit détail sans importance attire son attention. Un tout petit rien qui, pourtant, va faire dérailler son quotidien bien huilé.

Repartez avec la Cie Zanco pour un voyage théâtral empreint de poésie et de fantastique, entre danse, marionnettes et musique. Le tout à deux pas de chez vous!
Ce spectacle est né de l'urgence et du désir de faire ce que nous savons faire avec les circonstances mouvantes d'aujourd'hui. Une tentative d'amener la poésie de chair et d'os, celle du théâtre vivant, là où sont les gens. Chez eux.


Écriture et mise en scène Yuval Dishon
Direction du projet Shantala Dishon
Présidente Mélanie Trèves
Équipe artistique Mehdi Duman, Vincent Babel, Sofia Verdon
Assistante mise en scène Esther Rizzo
Musique POL
Lumières et technique Alexandrine Marquet
Marionnettes et accessoires Natacha Jaquerod
Captation vidéo David Huwiler
Affiche Anaëlle Clot

Avec le soutien de Ville de Genève - Département de la culture et de la transition numérique, Département de la cohésion sociale et de la solidarité, Vernier, Lancy, CORODIS et Loterie romande, Fondation Ernst Göhner, FEEIG – Fonds d’encouragement à l’emploi des intermittents genevois, maisons de quartier Vieusseux, Jonction, Concorde, Pré-en-bulle

19.08 PETIT-LANCY - MERCREDI

    16h30 pataugeoire école de la Caroline

21.08 GRAND-LANCY - VENDREDI

   17h30 quartier de La Chapelle - École Le-Sapay

29.08 VIEUSSEUX - SAMEDI

   18h Parc Vieusseux (Cité Vieusseux, devant la Maison de quartier)

   19h Square Soubeyran - devant rue Soubeyran 8-10

   20h Coopérative Équilibre- rue Soubeyran 5

4.09 VERNIER - VENDREDI

   18h30 Aïre - rue Nicolas-Bogueret 26-28-30 /

                Maison de quartier Aïre-Le Lignon

   20h Quartier Gordon-Bennett /

           Devant Rue de la Coupe Gordon-Bennett 4

5.09 VERNIER - CHÂTELAINE - SAMEDI

   18h Rue Jean-Simonet 20

   19h30 École Émilie-de-Morsier / Rue Jean-Simonet 1A

   21h Place de Châtelaine - Avenue de Châtelaine 77

18.09 JONCTION - VENDREDI

ATTENTION NOUVEAUX LIEUX!

   18h Bd Carl-Vogt 28 (Cour d'immeuble entre Bd Carl-Vogt 28 et Bd d'Yvoy 1)
   19h30 Rue du Vélodrome 10-12-14 (place piétonne devant les immeubles)

   21h  Rue Jean-Louis Hugon 2-4 / Église Sainte-Clothilde (entre rues Sainte-Clothilde et Michel-Simon)

19.09 GROTTES - SAMEDI

   18h Place des Grottes

   19h30 Cour intérieure Rue du Midi (derrière Rue du Midi 7-9, entrée de la cour à côté de Rue du Midi 9 ou Rue de la Servette 16)

   21h  Les Schtroumpfs, place principale / Rue Louis-Favre 31-33

25.09 CONCORDE - VENDREDI

   18h Rue Camille-Martin 5-7 (à côté de la Coop, av. d'Aïre 100)

   19h30 Promenade Jean-Treina (Place entre les 9 et 12 Promenade Jean-Treina)

   21h "Parc de la Concorde" - Avenue de la Concorde 19 (entre Av. de l'Ain, Av. de la Concorde et Av. Henri Bordier)

TOUTES LES INFOS +41 22 340 57 37 / ZANCO@ZANCO.CH
FACEBOOK : ZANCO.ITINERANT / INSTAGRAM : @THEATREZANCO


LA PRESSE EN PARLE

« Zanco joue en bas de chez vous

Tout public, ce spectacle s'apprécie depuis sa fenêtre ou son balcon.

Samedi dernier, c'était dans le quartier de Vieusseux... sous la pluie. Applaudissements nourris malgré le mauvais temps.

Les spectateurs étaient émerveillés. ... Un moment magique. »

LA TRIBUNE DE GENÈVE, 5.09.20

 

« Entre Kafka et "les Deschiens", Zanco s'y entend en matière d'univers décalé. Depuis quinze ans, la compagnie genevoise amène le théâtre chez les gens, dans des endroits volontiers insolites. »

LA TRIBUNE DE GENÈVE, 18.08.20

 

pour en savoir plus...

l'histoire
Alors, dans ce monde décalé, tout devient possible…

Quand Madame Rose sort de chez elle pour faire ses courses avec son caddie, et qu'elle croise, comme à l’accoutumée, son voisin Monsieur Vermus avec son chien, un petit détail sans importance attire son attention. Un tout petit détail, presque rien, un grain de sable qui pourtant va faire dérailler tout le quotidien bien huilé de Madame Rose.

Le chien de Monsieur Vermus a le visage de celui-ci, et curieusement elle ne remarque que plus tard que Monsieur Vermus a la tête de son chien.

Cette découverte est le point de départ d'un basculement dans un monde parallèle, surréaliste et burlesque où la vie quotidienne se trouve transformée en un univers plein de surprises.

Alors, dans ce monde décalé, tout devient possible : Monsieur Vermus se démultiplie, sortant même sa tête du caddie de Madame Rose, et chacun de ses doubles entame un tango débridé. Un bébé dont le cou s’allonge démesurément devient une hydre fantastique.

Danse, masques, marionnettes à taille humaine et musique en direct s’entremêlent pour créer un univers étonnant à mi-chemin entre quotidien et théâtre fantastique.

Un univers entre Kafka et les Deschiens, empreint de poésie et de magie.

Une recherche artistique, aussi, dans la continuité des créations de Zanco, sur l’identité du soi et l’altérité, sur l’habituel et l’extraordinaire, sur le langage du rêve et du cauchemar, accessible à toutes et tous, petites et grands.

 

un petit mot du metteur en scène
Voici un projet né de l'urgence
et du désir de faire ce que nous savons faire
avec les circonstances mouvantes d'aujourd'hui.

Il a pris forme comme un cri du cœur,

un appel,
une invite
un murmure.

Comme toutes et tous, nous avons été sans voix,
stupéfaits
lorsque tout s'est soudain interrompu.

Le 13 mars je répétais encore avec les comédiens.
Le premier avril allait avoir lieu un événement que je portais depuis deux ans
et ce n'était pas un poisson d'avril
ou alors ça l'a été
pour finir.

Faire le deuil

se concentrer sur plein d'autres choses
depuis chez soi.
Sur les enfants.

Un long moment d'apathie,
de centrage sur la famille,
un temps long
pour laisser les informations faire leur chemin
à travers tous les méandres du cerveau,
comprendre
par exemple
petit
à
petit
que les annulations seraient définitives
ou pour très longtemps.

Puis lentement émerger
et comprendre l'urgenc
à continuer
continuer de faire ce que l'on sait faire
mais autrement
dans une urgence nouvelle
et en souplesse.

Le projet que je vous présente
"Pied d'immeuble"
ne serait jamais né sans l'interruption
les incertitudes

les annulations

 

mais aussi

les applaudissements de 21h
les musiques et les danses depuis les balcons.

Sentir les autres autour de nous
mais chacun chez soi.
L'urgence de créer
inventer autre chose
aller à la rencontre des gens
faire du théâtre quand même
parce que le théâtre c'est en chair et en os
les écrans ne suffisent pas.

"Pied d'immeuble",
c'est une tentative d'amener la poésie de chair et d'os
celle du théâtre vivant
de la musique vivante
là où sont les gens.

Chez eux!

C'est une urgence, un désir d'y aller

de trouver le bon chemin,
le juste moyen.
Et de continuer à écrire la poésie.

C'est aussi l'urgence:
de travailler ensemble
d'amener l'acte poétique
de faire le lien

entre des réalités diverses.


Tout en cette période est mouvant, incertain, difficile à cerner. Les portes semblent se fermer plus qu'elles ne s'ouvrent.
Mais nous sommes convaincus qu’il est possible d'inventer un autre chemin
pour aller à la rencontre du public
chacun chez soi.
D'ouvrir une porte qui donne sur autre chose.

Il se trouve que depuis 15 ans la Cie Zanco fait ce travail à Genève, d'amener le théâtre chez les gens
dans des cours d'immeubles, des chantiers, des bois, des salles de classe, des bibliothèques.

les thèmes
l’irruption du rêve dans le quotidien
Comment le lieu du quotidien, dans sa géographie-même, est-il tissé de la vie qui s’y déroule, l’imaginaire qui s’y projette, les souvenirs qui le hantent ? Chaque événement quotidien ou hors du commun qui se produit dans un lieu particulier y laisse une sorte d’empreinte liée à ce lieu dans la mémoire de celles et ceux qui l’ont vécu.

De spectacle en spectacle, la Cie Zanco travaille à révéler comment cette réalité parallèle, constituée de mémoire, de rêves, de fantasmes, de désirs, peut se télescoper dans le quotidien et s’y mêler en prenant appuis sur la géographie urbaine telle qu’elle est vécue par ses habitant·es.

En réalité, nous cherchons à exprimer par les moyens artisanaux du théâtre cette rencontre des mondes.

Et, peut-être, le spectacle laissera-t-il dans la mémoire des spectatrices et spectateurs une empreinte évanescente qui subsistera in situ comme un parfum.


C’est l’une des raisons pour lesquelles nous nous intéressons à ce que le spectacle s’invite chez les gens, dans leur lieu de vie. Parce qu’en amenant notre projection imaginaire dans un lieu connu et déjà habité, cette fiction acquiert une dimension supplémentaire qui est propre à chaque spectatrice et spectateur individuellement, en fonction de son vécu du lieu et de sa manière de le raccorder aux images que nous y créons le temps bref du spectacle.

Bien entendu, s’inviter chez les gens implique aussi d’arriver avec délicatesse et respect, en faisant toutes les démarches possibles pour permettre une acceptation mutuelle.  Cette dimension est la dimension proprement relationnelle et le savoir-faire de coordination avec les acteurs locaux que la Cie Zanco a développé au fil des années. Mais cette dimension est indissociable du projet artistique, parce qu’elle conditionne sa faisabilité et influence forcément la forme que prend la création artistique.

Madame Rose n’a peut-être jamais été votre voisine de pallier. Mais ce qui compte est qu’elle aurait pu l’être. C’est pourquoi son aventures, même empreinte de surréalisme et déraillant dans un univers onirique improbable est complètement relié à votre vie.

l’identité et l’altérité
La multiplication de masques chirurgicaux dans l’espace public questionne ce qui fait la personnalité, l’identité d’un visage et l’altérité.

Soudain, le masque est entré dans l’espace public et dans le vocabulaire quotidien. Tout un chacun est amené à en porter dans le bus ou chez le coiffeur, et l’on voit des images de foules en Asie dont les masques chirurgicaux tous identiques créent la sensation d’être face à une assemblée de clones.

Ces images résonnent avec la scène mémorable du film « Being John Malcovitch » où tous les personnages on soudain la même tête.

La multiplication des visages masqués dans l’espace public bouleverse notre notion de l’identité individuelle et de l’altérité, et questionne ce qui rend lisible la communication non-verbale avec les autres. Sans traits du visage, face à quelqu’un qui porte un masque sous des lunettes de soleil, on se retrouve face à un point d’interrogation illisible.

Comment serait un spectacle où tous les personnages auraient la même tête ?

Dans cette atmosphère m’est venue l’image de masques d’un même visage qui se démultiplieraient en une galerie de personnages. Quel potentiel dramaturgique, dramatique ou burlesque naîtrait de la découverte que l’autre porte notre propre visage ? Un monde où les frontières entre les genres, ou avec les animaux se dissoudraient soudainement de manière incompréhensible ? Cette situation me semble avoir un potentiel créatif tout à fait réjouissant.